GB: le parking résidentiel plus cher pour les pollueurs fait des émules
 LONDRES 27 fév 2007  Agence France    


 La modulation du prix du parking résidentiel en fonction de l'émission de gaz à effet de serre des véhicules, adoptée fin   janvier par une banlieue de Londres, fait des émules au Royaume-Uni avec déjà une dizaine de villes qui suivent l'exemple.  
 Déjà un tiers des 32 faubourgs qui composent la capitale britannique prépare un dispositif similaire: il entrera en vigueur   avant fin mai à Camden (nord-ouest de Londres) tandis que le conseil municipal de Lambeth (sud) doit prendre sa décision  finale mercredi pour une application en avril-mai.  

 Camden encourage également les propriétaires de véhicules électriques à recharger leurs batteries avec de l'électricité    générée avec des sources d'énergie renouvelables. A cette fin, plusieurs bornes gratuites doivent être installées sur son    territoire.  
 "Environ six résidents sur dix paieront moins cher pour leur parking résidentiel" que le tarif actuel annuel unique de 90     livres (133,59 euros), a souligné le conseil. Les véhicules les plus polluants subiront une hausse de 61%. 
 C'est Richmond, faubourg cossu du sud-ouest de Londres, qui a ouvert la voie le 30 janvier en adoptant une grille tarifaire   ventilée en sept tarifs. Elle doit entrer en vigueur "avant mai" et prévoit la gratuité pour les véhicules écologiques (électrique et hybride) jusqu'à une surtaxe de 200% pour les véhicules les plus polluants.    

 Ken Livingstone, le maire de Londres, a salué cette initiative et invité d'autres villes à prendre la même"décision  courageuse. Il semble avoir été entendu puisque outre Camden et Lambeth, les conseils municipaux londoniens de Kensington et Chelsea,  Tower Hamlets, Barking et Dagenham, Haringey, Southwark, Brent et Hackney prévoient également de moduler le prix du parking   résidentiel en fonction du niveau d'émission de gaz à effet de serre. 
 Et ce n'est pas seulement à Londres que les pouvoirs publics empruntent cette voie.
Ainsi, le conseil d'agglomération de Brighton et Hove (sud-est) a adopté jeudi l'augmentation cet été de 50% du permis  annuel résidentiel pour les véhicules les plus polluants qui passera à 120 livres (180 euros).  

 Environ 18% des permis actuels devraient être concernés et le produit sera affecté au financement de projets environnementaux et à l'amélioration des moyens de transports écologiques, selon Gill Mitchell, présidente du comité   environnement du conseil. Manchester, deuxième ville du pays située dans le nord-ouest de l'Angleterre, a elle élaboré le concept du "badge vert"   permettant à tous les véhicules peu polluants de se garer dans la ville à un "prix significativement réduit".  

 Des expérimentations doivent commencer "dans l'année", a indiqué une porte-parole à l'AFP.   La ville de York (nord-ouest de l'Angleterre) a aussi adopté la stratégie de la "carotte" en octroyant une réduction de 50%   du parking résidentiel pour les voitures peu polluantes et les petites voitures (moins de 2,7 mètres).

 A Londres, la taxe d'embouteillage introduite il y a quatre ans au coeur de Londres et dont la surface a doublé le 19 février, a également eu des effets sur la pollution.   
 Et ce n'est pas terminé: Ken Livingstone souhaite faire passer en 2008 cette taxe quotidienne à 25 livres (32,5 euros) --au   lieu de 8 livres (11,87 euros)-- pour les véhicules à haute émission de dioxyde de carbone (CO2).

 Par ailleurs, il compte décréter la ville dans son ensemble "zone de basse émission". Cela passera par la création en 2008    d'une taxe quotidienne "substantielle" pour les camions, autocars et bus qui ont un niveau de pollution élevé. 

 En 2005, les véhicules du Royaume-Uni ont émis en moyenne 168,10 grammes de CO2/km, pour une moyenne européenne d