Vive le diesel !

D'après  The  European  Bulletin  of  Environment  and Health de mars 2002,
chaque  année,  l'inhalation  de particules émises par les véhicules diesel
ferait  environ  24  000 victimes en Grande-Bretagne ! Et l'on s'inquiéte à
juste titre de ce chiffre lorsque l'on sait que le parc automobile français
de       diesels       est       le      plus      important      d'Europe.

Ainsi,  une  étude  réalisée  par la British Thoracic Society a analysé les
poumons  de 22 enfants et adolescents de Leicester. Ce travail a révélé que
chez  un  grand nombre de ces sujets, les auteurs ont en effet retrouvé des
traces  de PM10, ces très petites particules - d'une taille inférieure à 10
microns - qui sont notamment émises par les véhicules à moteur diesel. Leur
petite  taille  leur  permet de s'immiscer au cœur des tissus pulmonaires.

Aujourd'hui,  certains  pneumologues  considèrent les moteurs diesels comme
l'une  des  causes majeures de cancer du poumon. Bien que l'état actuel des
travaux    scientifiques    ne   permet   pas   d'affirmer   cette   thèse.

Enfin,   n'oublions   pas   que   d'après   l'OMS,   les  émissions  diesel
contribueraient chaque année à la mort prématurée de plus d'un demi-million
de personnes dans le monde !

Les fines particules réduisent l'espérance de vie des Européens
   
Une  étude  publiée le 29/11 indique que les fines particules, issues de la
pollution,  peuvent  réduire  de deux ans l'espérance de vie des Européens.
En  moyenne,  ces  particules  d'une  taille  inférieure  à 2,5 µm (PM 2,5)
«réduisent  notre  vie  d'environ huit mois en Europe», a expliqué l'un des
auteurs  de l'étude, Markus Amann, de l'International Institute for Applied
Systems  Analysis  (IIASA,  Autriche).  «C'est  une  cause majeure de crise
cardiaque».

Ces  particules  sont dites insédimentables car elles sont incapables de se
déposer au sol sous l'effet de la gravitation. Elles peuvent donc parcourir
des  distances  plus importantes sous l'action des vents (jusqu'à 3 000 km)
et    rester    longtemps    en    suspension    (40    à    50    heures).

Une      pollution      d'origine      automobile   et    industrielle
Cette  gamme  granulométrique est essentiellement composée de suie et elles
sont émises majoritairement par le trafic routier. Aciéries, cimenteries et
centrales  thermiques sont également d'importantes émettrices de particules
fines.
Ainsi,  les  PM2,5  proviennent des véhicules Diesel (0,1 à 0,3 µm médian),
mais  sont  également  constituées  de  composés  organiques comme les HAP,
substances              mutagènes              et             cancérigènes.
L'auteur  de  l'étude  a  précisé  qu'elles  sont  à  l'origine de maladies
respiratoires  et pulmonaires mais aussi cardio-vasculaires car leur faible
diamètre  leur  permet  d'atteindre  les alvéoles pulmonaires puis le sang.

Markus Amann a déclaré que les régions les plus urbaines et industrialisées
du  continent,  comme le Benelux, l'Italie du Nord, l'Ukraine ou la Russie,
sont exposées à des niveaux beaucoup plus élevés, qui réduisent de deux ans
l'espérance  de   vie.


Les     particules     inférieures     à     2,5     microns    (PM    2,5)
Elles  jouent  un  rôle  essentiel dans la physicochimie de l'atmosphère et
elles  ont  toutes,  directement  ou indirectement, une origine commune qui
peut   être   soit   la  nucléation  homogène  hétéromoléculaire,  soit  la
condensation.  C'est ainsi que, en nombre, la presque totalité des aérosols
provenant  de transformations gaz-particules, et notamment les sulfates, se
trouve  dans  ce  domaine  de  dimensions."  (RENOUX  A., BOULAUD D. ,1998)
Elles sont dites insédimentables car elles sont incapables de se déposer au
sol  sous  l'effet  de  la  gravitation  (elles  peuvent donc parcourir des
distances  plus  importantes  sous  l'action des vents) et sont extrêmement
nombreuses et difficiles à quantifier, d'autant plus qu'elles ont une masse
négligeable.  Cette  gamme  granulométrique est essentiellement composée de
suie   et   sont   émises   par   le   trafic  routier  (J.P  WOLF,  1999).
Une  grande  partie d'entre elles résulte des activités polluantes (moteurs
diesel,  suies,  particules  issues  de  la transformation chimique des gaz
polluants  en nitrates et sulfates, déchets de la combustion). En effet, le
carbone est un sous-produit des gaz d'échappement et des fumées d'usine car
tout   foyer   où   la   combustion  reste  incomplète  libère  du  carbone
particulaire.  Ainsi, les PM2,5 proviennent des véhicules diesel (0,1 à 0,3
µm  médian),  mais  sont également constituées de composés organiques comme
les  HAP,  substances mutagènes et cancérigènes. La mesure des PM 2,5 reste
plus délicate que les PM10 vu que leur masse est moins importante, en effet
on ne peut peser que les plus grosses (celles d'au moins 1 µm).
Les particules diesel
Les  moteurs  diesel  émettent des particules toxiques capables d'atteindre
les  alvéoles  pulmonaires.  Ainsi,  leur  diamètre aérodynamique moyen est
centré  sur  0,1 µm en sortie d'échappement. Le diesel dégage une pollution
spécifique,  visible,  des  fumées  noires  et  des  suies  constituées  de
particules  de carbone et imprégnées de diverses substances, en particulier
d'hydrocarbures.
En  effet,  on  observe  au microscope électronique à transmission qu'elles
sont constituées d'agglomérats de microsphérules de carbone, sur lesquelles
sont  adsorbés  les  hydrocarbures  et  les  autres espèces minérales. "Ces
sphérules   de   quelques   centaines   d'angström  ont  un  grand  pouvoir
d'assemblage  soit  en  mode  "embryon"  de  0,005  à 0,015 µm soit en mode
agrégat  de  0,08  à  1µm,  fonction  du régime moteur et de la richesse du
carburant"  (ADEME, 1998). Ces agrégats peuvent être constitués de quelques
éléments  de grand diamètre à quelques milliers d'unités de petit diamètre.
Ainsi, les particules diesels sont principalement constituées :
     - de résidus solides sous forme de suies,
     - d'une  partie soluble constituée d'hydrocarbures imbrûlés issus de la
     - combustion incomplète du gazole et de l'huile,
     - d'une fraction insoluble (sulfates et dérivés soufrés).

Ce  sont  en  fait,  des particules solides avec une structure fractale qui
s'apparente  à  une  éponge (WOLF, 1999). Des mesures de l'INERIS (1995) en
site  proche  du trafic à la porte d'Auteuil (Paris - France) en bordure du
boulevard  périphérique, révèlent que 75% du carbone suie se trouve dans la
fraction granulométrique inférieure à 1 µm, le reste étant à associer à des
particules  plus  grossières.  Ce  qui  démontre  bien  l'importance  et la
spécificité de la pollution diesel

  http://www.notre-planete.info/actualites/actu_85_diesel_deces.php )